Côte d’Ivoire/Denis Kah-Zion maire de Toulepleu : de quoi les Ivoiriens, après 10 ans de gouvernance du RDR déguisé, ont-ils besoin aujourd’hui ?

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Côte d'Ivoire/Denis Kah-Zion maire de Toulepleu : de quoi les Ivoiriens, après 10 ans de gouvernance du RDR déguisé, ont-ils besoin aujourd'hui ?

DENIS KAH—ZION , MAIRE DE TOULEPLEU ET MEMBRE DU BUREAU POLITIQUE DU PDCI-RDA : « À tous ceux qui, pris de panique, s’adonnent à toutes sortes d’attaques, non sur le projet de société du PDCI-RDA mais contre la personne du président HENRI KONAN BÉDIÉ et son âge, il n’y a qu’à poser cette question: de quoi les Ivoiriens, après 10 ans de gouvernance du RDR déguisé, ont-ils besoin aujourd’hui ?

La réponse est toute nette. Ce peuple qu’on abreuve de toutes les flagorneries de ponts et routes construits en CDD (le temps de la propagande) a perdu les fondements de sa valeur, ses repères, sinon son âme.

Les braves Ivoiriens ont besoin de :

– La paix :

Oui, depuis que le père de la Nation ivoirienne, le président HOUPHOUËT-BOIGNY, s’est éteint et que certains hommes se sont découvert un destin national, le peuple ivoirien, à l’origine si pacifique, a été sevré de la Paix par la faute des assoiffés de pouvoir, prêts à tout brûler pour parvenir à leurs fins. La Côte d’Ivoire a connu le boycott actif, le coup d’Etat militaire, les complots de la Mercedes noire et du cheval blanc, la rébellion, la partition du pays, tout cela encouragé par une frange de la classe politique pour qui la douleur des populations n’est rien devant leur ambition. Après 20 ans de crises successives, quel Ivoirien sérieux aujourd’hui peut dire qu’il n’a pas besoin de Paix, d’un homme faiseur de paix? Pas cette paix chaude imposée et surveillée, mais une paix véritable sans rancœur.

– La réconciliation et la cohésion nationale :

Après le crépitement des armes, les tueries, les enlèvements et autres pillages de tous genres, le pays a connu ce qu’il convient d’appeler la guerre froide, puis la paix chaude. Pour la simple et bonne raison que la réconciliation nationale qui devait panser toutes les plaies, taire toutes les rancœurs sur la base de la vérité et de la reconnaissance mutuelle des fautes commises çà et là n’est pas au rendez-vous. Promise et attendue depuis près de dix ans, elle a été reléguée au dernier rang des préoccupations de ceux qui dirigent, occupés qu’ils sont à non seulement marquer leur terrain et à préparer les assises de leur dynastie. Les Ivoiriens continuent de se regarder en chiens de faïence au grand mépris de ceux qui ont instauré le clanisme, la classification et la discrimination comme modèle de gouvernance. Pour cette réconciliation que M. BÉDIÉ incarne depuis qu’il a battu le rappel de tous les Ivoiriens pour la promouvoir et l’entretenir, le peuple ne peut que le suivre.

– L’amour du prochain :

Qui peut dire aujourd’hui que l’amour, le vrai amour fraternel et national règne entre les Ivoiriens ? En tout cas, ils sont très peu, ceux qui, avec hypocrisie et cynisme, se délectent de la fracture sociale mise en place et renforcée chaque jour par l’application systématique du « rattrapage » ethnique qui proclame et illustre à souhait la suprématie d’un seul groupe ethnique ou d’une seule région sur tout le reste du pays. De sorte que les autres qui sont exclus du système de rattrapage ne peuvent que nourrir frustration, pendant que les bénéficiaires du rattrapage affichent le désamour vis-à-vis de ceux qu’ils voient désormais en empêcheurs de manger en rond. La solidarité a foutu le camp laissant la place au « tout pour moi et moi seul » qui entraîne forcement des crimes odieux, des coups bas funestes, le banditisme à col blanc, la corruption… Dans un tel climat de méfiance généralisée, seul un homme de la trempe de BÉDIÉ peut encore rapprocher les Ivoiriens au-delà des barrières ethnique, régionale, clanique, religieuse.

– La justice :

Pour paraphraser Pierre Josset, il ne serait pas exagéré de dire dans bien des circonstances vécues que Si la justice existe, sa place de prédilection n’est sans doute pas dans cette Côte d’Ivoire du régime RDR déguisé. En effet, depuis des années déjà, on assite à une justice à double vitesse. La même justice qui, pour la moindre peccadille, s’empresse de s’autosaisir pour traquer et jeter en prison tout autre citoyen qui ne chante pas des aubades au régime en place, prend son temps pour regarder une plainte émanant d’un citoyen d’un autre bord politique. Selon que vous soyez proche du régime RHDP ou non, vous aurez droit à la célérité de la justice ou à la foudre des sentences. Les Ivoiriens, dans leur ensemble, crient justice et surtout réparation de toutes les injustices et pour cela, ils attendent de voter pour un homme qui aura démontré combien la justice est la clé de voûte du développement. Cet homme, c’est M. BÉDIÉ.

– La liberté :

Allons demander à ceux qui sont en prison pour des posts sur les réseaux sociaux, pour des déclarations politiques ; demandons à ceux qui sont empêchés au quotidien de se prononcer selon leur conviction ; demandons à ces hauts cadres et travailleurs quasiment « prisonniers » du système qui les oblige à porter les maillots du parti au pouvoir sous peine de se voir limoger ; demandons aux victimes de la règle des tabourets dans l’administration ; posons la question à tous ceux qui sont harcelés chaque jour parce qu’ils n’embouchent pas la trompette de la propagande du RHDP…

Demandons à la grande majorité des Ivoiriens, si dans ce pays du RHDP, la liberté individuelle et collective compte encore. Il n’y a de liberté que l’appartenance au RHDP, où on peut même transgresser les règles établies et être applaudis sinon montrés à la télévision comme un mobilisateur. Que faut-il faire face à tout cela ? Le changement et ce changement n’est pas une question d’âge, mais de savoir gouverner pour le peuple sans exclusive.

Si à 86 ans, le président BÉDIÉ est le creuset de toutes ces valeurs, pourquoi les Ivoiriens bouderaient leur plaisir à l’adouber?  » La politique, c’est la saine appréciation des réalités du moment. Bonnes ou mauvaises ». La réalité est que la Cote d’Ivoire a besoin de BÉDIÉ, de son âge, de son expérience, de ses mains sans une seule tache de sang. La jeune génération a gâté le pays, la grande et belle génération de l’expérience et de l’amour partagé, la courageuse génération de la paix et de la cohésion nationale se donne le devoir de tout réparer. Avec l’onction du peuple qui fonde plus que jamais ses espoirs en elle » .

La rédaction

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